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170714 etiquettePour la première fois Regards d’Africains de France assiste à une manifestation organisée le mercredi 28 juin 2017  devant le métro Capitole de Toulouse (ligne A) par le Collectif  Ethique sur l’Étiquette.                  

Les manifestants n’étaient certainement pas nombreux, mais leur message semble bien passé auprès du public. Le Collectif Éthique sur l’étiquette est constitué à ce jour d’une vingtaine d’organisations diverses, complémentaires par leur thématiques et leurs modes d’action : associations de solidarité internationale, syndicats, mouvements de consommateurs et mouvements d’éducation populaire. D’après les membres du collectif Éthique sur l’étiquette que notre reporter a rencontré lors de cette manifestation d’hier mercredi 28 juin 2017, la plupart des vêtements achetés  en France sont fabriqués à l’autre bout du monde via des filières de production complexes et ramifiées. Ils prennent l’exemple d’un jean par exemple, entre la culture du coton et la mise en vente en magasin, fait un trajet moyen de 65000 km, soit une fois et demi le tour de la planète. Selon eux, dans une logique de profit à court terme, les multinationales ont délocalisé leur production vers des pays où le coût de la main d’œuvre est faible et les droits sociaux quasi inexistants.

Lire la suite : Action de rue du Collectif Ethique sur l’étiquette 31

L’Accord De SECURITE doit être renforcé d’urgence

170714 explosionLundi 3 juillet, l’explosion d’une chaudière dans l’usine Multifabs Ltd, située à Gazipur, dans la banlieue de Dacca a tué au moins dix ouvriers et fait de nombreux blessés dont certains sont dans un état très grave. Couverte par l’Accord sur les incendies et la sécurité des bâtiments au Bangladesh, elle fournit une vingtaine de marques ou enseignes occidentales, dont Aldi, Lindex, Dansk Supermarked, Metro AG, Stockmann ou Takko.

Ce nouvel accident a eu lieu au lendemain du renouvellement de l’Accord, signé entre IndustriALL, UNI et 13 marques et enseignes, le 29 juin 2017. Il montre une fois de plus les dangers toujours présents liés à la vétusté des usines au Bangladesh, et la nécessité de renforcer et d’accélérer les rénovations sous l’égide de l’Accord. L’inspection des chaudières doit être immédiatement incluse dans le programme du nouvel Accord, comme nous le demandons depuis 2014.

Lire la suite : NOUVELLE EXPLOSION MORTELLE DANS UNE USINE TEXTILE AU BANGLADESH 

Nous achetons nos vêtements dans des boutiques en France, sans toujours  nous interroger sur ce qui se cache derrière leur belle apparence. Le Collectif de l’Ethique Sur l’Etiquette nous appelle encore une fois à ouvrir les yeux sur le non-respect des droits de l’homme dans les usines de confection des pays du Sud, avec une nouvelle campagne d’opinion et d’interpellation des marques H&M, Gad, Levi’s et Zara : Made in Cambodge, le salaire de la faim

Pour la campagne "Salaire Vital" cliquez ici i .

 

A Toulouse, elles ont reconnu leurs produits

 

A l’initiative du Collectif Ethique sur l’étiquette 31, avec comme membres actifs : le CCFD-Terre solidaire de Toulouse et le groupe local Oxfam-France, une soirée a été organisée avec la responsable nationale du Collectif ESE, Nayla Ajaltouni,  accompagnée de deux cambodgiennes le jeudi 22 novembre au Christ-Roi.  Elles ont décrit les conditions de travail terribles des ouvrières qui confectionnent là-bas des vêtements, en particulier pour les marques  Gap, H & M, Levi’s et Zara : 500 usines textiles où travaillent 500.000 très jeunes femmes issues des campagnes qui ont quitté  leur famille à cause de la grande pauvreté et de la baisse du niveau de l’eau dans les rizières, suite au changement climatique; avec des contrats d’embauche très courts, elles sont astreintes à 16h de travail par jour, presque sans bouger, et lorsqu’il y a du retard,  on poursuit la nuit suivante ; les ateliers sont pollués par la poussière des tissus et les produits chimiques ; leur salaire n’excède pas 60 dollars, dont  une part sert au logement, une autre est envoyée à la famille. Il ne leur reste pas assez pour vivre, se nourrir correctement, d’où de très fréquents évanouissements des employées en hypoglycémie. Elles s’entassent jusqu’à 7 dans des chambres de 2 mètres par 3, sans sanitaire ou douche. Pas de toilettes propres dans l’usine non plus et une infirmerie dépourvue de tout, sauf lorsqu’un patron français de la marque vient en visite : l’atelier est aéré et prend un aspect presque accueillant pour quelques heures ; quant aux  ouvrières, elles  sont chargées de mentir sur leur conditions de travail, sous peine de renvoi… Dès qu’un souci  arrive, la situation devint intenable, elles s’endettent, en sont réduites à faire des heures supplémentaires ou  un second  travail (parfois même le ramassage des ordures). Pour rien au monde, elles ne voudraient renoncer à l’envoi régulier à leur famille.

 

Un  bref documentaire, Le Salaire de la faim, vient illustrer très clairement cette réalité indigne ; il a été réalisé par des membres danois du réseau  européen Clean Clothes Campaign, dont fait partie ESE. Les 2 jeunes cambodgiennes qui témoignent de vive-voix, sont  une ancienne ouvrière qui a travaillé 11 ans dans ces conditions et une conseillère juridique à WIC (Work Information Center), petite ONG locale qui accompagne ces ouvrières avec 3 objectifs : améliorer les conditions de travail, former des leaders femmes ( les hommes sont toujours plus valorisés dans la culture khmer ), et soutenir la santé de ces femmes.

 

En 2011, les 4 marques en question qui se fournissent massivement au Cambodge ont réalisé un bénéfice de 4,5 milliards d’euros. Mais 2400 ouvrières se sont évanouies d’épuisement la même année…

 

Pour réclamer un salaire vital décent, vous pouvez écrire aux marques en allant sur le site de la Campagne www.ethique-sur-etiquette.org.

Nayla  Ajaltouni confirme que les campagnes précédentes (sur le sablage du jean) ont été efficaces car les entreprises n’aiment pas voir ternir leur image de marque…

 

                                                                                                                              Françoise Laborde

Pour un salaire vital dans l’industrie

textile au Cambodge :

 

Quelles actions pour
le consommateur français ?

 

Jeudi 22 Novembre à 20h30

 

Rencontre avec 2 partenaires cambodgiennes

 

Mme Preab Marat, ancienne ouvrière de la confection

et Mme Ros Sokunthy, conseillère juridiqueau WIC (centre d’appui aux ouvrières du textile)

 

Témoignages et Projection du film «Cambodge, le salaire de la faim »

débat :

dans le cadre de la Campagne d’Ethique Sur l’Etiquette

 

Dans les produits que nous achetons, il y a des droits de l'Homme:

 

« En 2011, plus de 2400 ouvrier(e)s se sont évanoui(e)s d’épuisement dans des usines textiles au Cambodge. En cause, un salaire si faible qu’il ne leur permet pas de se nourrir correctement et des rythmes de travail infernaux.

 

Au Cambodge, le salaire minimum est de 47 Euros par mois ; il devrait être 4 fois supérieur pour permettre aux ouvrier(e)s de couvrir leurs besoins de base et ceux de leur famille : alimentation, santé, logement, transport, eau, etc.

Les grandes marques d’habillement H&M, Gap, Levis et Zara qui se fournissent massivement au Cambodge ont les moyens d’améliorer la situation des travailleurs et travailleuses. Elles avancent de nombreuses excuses pour ne pas augmenter leurs salaires à un niveau vital.

 

Ni la crise économique, ni les codes de conduite ne constituent des arguments valables lorsque les droits humains fondamentaux, comme celui de vivre dignement de son travail, sont bafoués.

Appuyez la demande des syndicats et associations cambodgiens qui négocient actuellement avec le gouvernement et les fabricants pour des mesures immédiates visant à augmenter les salaires. »

 

Ecrivez à H&M, Gap, Levis et Zara

pour qu’elles versent un salaire vital aux ouvriers qui fabriquent leurs produits,

en allant simplement sur le site :

http://www.ethique-sur-etiquette.org/-Made-in-Cambodge-le-salaire-de-la,52