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170714 etiquettePour la première fois Regards d’Africains de France assiste à une manifestation organisée le mercredi 28 juin 2017  devant le métro Capitole de Toulouse (ligne A) par le Collectif  Ethique sur l’Étiquette.                  

Les manifestants n’étaient certainement pas nombreux, mais leur message semble bien passé auprès du public. Le Collectif Éthique sur l’étiquette est constitué à ce jour d’une vingtaine d’organisations diverses, complémentaires par leur thématiques et leurs modes d’action : associations de solidarité internationale, syndicats, mouvements de consommateurs et mouvements d’éducation populaire. D’après les membres du collectif Éthique sur l’étiquette que notre reporter a rencontré lors de cette manifestation d’hier mercredi 28 juin 2017, la plupart des vêtements achetés  en France sont fabriqués à l’autre bout du monde via des filières de production complexes et ramifiées. Ils prennent l’exemple d’un jean par exemple, entre la culture du coton et la mise en vente en magasin, fait un trajet moyen de 65000 km, soit une fois et demi le tour de la planète. Selon eux, dans une logique de profit à court terme, les multinationales ont délocalisé leur production vers des pays où le coût de la main d’œuvre est faible et les droits sociaux quasi inexistants.

Dans ces pays, les États ouvrent leurs frontières sans demander de contrepartie. Cette mondialisation non-régulée a permis aux multinationales de multiplier leurs filiales et sous-traitants, et de s’enrichir au détriment d’une main d’œuvre bon marché et vulnérable. Les membres de Collectif Éthique sur l’Étiquette considèrent que pour gagner des parts de marché, marques et distributeurs se livrent une concurrence agressive sur les prix, qui se traduit par une pression énorme sur leurs fournisseurs et sous-traitants, prêts à enfreindre la loi pour répondre aux exigences des donneurs d’ordre. Dans les ateliers de production les conditions d’hygiène et de sécurité sont déplorables et les accidents fréquents. En continuant leur analyse, ils croient aussi que les ouvriers, en grande majorité des jeunes femmes, travaillent plus de 12 heures par jour, six jours sur sept, sans compter les heures supplémentaires non rémunérées. Quand ils existent, les contrats de travail respectent rarement la loi. Les travailleurs ne bénéficient bien souvent d’aucune protection sociale et touchent parfois des salaires inférieurs au minimum légal dans le pays. Ils sont embauchés ou licenciés sans formalité, en fonction des besoins de production. Harcèlement, pratiques disciplinaires et amendes diverses sont légion. Abordant le thème du travail, le Collectif Ethique sur L’Étiquette estime qu’un salaire vital doit permettre de couvrir les besoins fondamentaux du travailleur (travailleuse) et de sa famille : alimentation, énergie, eau potable, santé, loyer, éducation, épargne, habillement, transports, épargne. Il est donc un droit humain pour tous les hommes et toutes les femmes dans le monde, martèle-t-il. Les membres du Collectif Ethique sur  L’Étiquette déclarent qu’ils n’acceptent pas que les grandes marques d’habillement fassent fabriquer des vêtements dans des conditions déplorables avec des salaires qui ne permettent pas aux ouvriers et ouvrières de vivre dignement. Voilà pourquoi en soutien aux travailleurs ou travailleuses et organisations de la société civile qui se mobilisent pour le respect de leurs droits, et dans le cadre d’une mobilisation internationale. En conclusion, ces défenseurs des Droits humains continuent cette campagne pour obtenir la mise en œuvre d’un salaire vital dans l’industrie textile. (Pour en savoir plus www.ethique-sur-etiquette.org et notamment le communiqué du 6 Juillet 2017, après un nouvel accident.             Ahmat Zéïdane Bichara.