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MONDIALISER LA SOLIDARITE

logo-sidilogo-ccfd2013L’aventure commence (mal) une nuit de Décembre 1981 : Le Général Jaruzelski impose à la Pologne la loi martiale, suspend les libertés, dissout les syndicats dont Solidarnosc…
A l’appel du Cercle des intellectuels catholiques de Cracovie, des responsables du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement et du Crédit Coopératif imaginent la création d’entreprises coopératives pour aider la population polonaise et embaucher des syndicalistes licenciés.

Pour cela, il faut une solidarité active : ils créent, en France, la SIDI (Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement) qui est constituée le 3 Mai 1983.

Entre temps, les gouvernants polonais (de l’époque) ont bloqué toute création d’entreprise avec participation étrangère. Qu’à cela ne tienne, la 1ère coopérative créée par la SIDI l’ est …au Maroc (avec des travailleurs immigrés à Bruxelles) ! Al Amana est devenue une des premières institutions de micro crédit de son pays.

Le capital de la SIDI s’élève actuellement à 13 Millions d’Euros dont ¼ apporté par des souscripteurs individuels (152 E la part, sans dividende). Ses frais d’accompagnement des porteurs de projet sont
financés par 6.000 épargnants solidaires regroupés dans 2 fonds communs de partage Faim et Développement . Ses alliances avec d’autres organisations solidaires ont permis de constituer un fonds continental pour l’Afrique de 15 Millions d’Euros. Le réseau des 70 partenaires de la SIDI dans 30 pays permet de soutenir annuellement plus d’un Million de petits producteurs du Sud et de l’Est (cf http://www.sidi.fr/ ).

130518 sidi1Jean-Paul Vigier explique la naissance de la SIDI : « …Elle a pour objet de favoriser la coopération avec différents pays étrangers en s’associant localement à des sociétés ou des coopératives oeuvrant dans une perspective de développement autocentré.
Dans ce but, mobiliser, en assurant une large dispersion des bénéfices, tous les moyens financiers et fournir toute aide technique par tous les
moyens appropriés, selon des critères permettant de favoriser des personnes ou des groupes économiquement désavantagés
L’option était faite d’une société (reconnue entreprise solidaire) et non d’une banque,d’une formule d’investissement et non de prêt (désormais, le soutien est aussi apporté par des prêts et des garanties d’emprunt), d’une volonté d’association et non d’implantation directe…

 

130518-sidi2Choisir d’investir va plus loin que le simple prêt….En s’associant à ses partenaires, la SIDI partage (souvent) avec eux la propriété de l’entreprise qu’elle leur permet de créer. Au bout de 5 ans (ou plus), quand l’entreprise fonctionne et devient durablement rentable, ils rachètent à la SIDI ses parts et deviennent ainsi seuls propriétaires de leur affaire…L’associé pousse jusqu’au bout le partenariat.
Juridiquement, financièrement, pénalement, il est lié à ses partenaires. C’est la voie choisie par le CCFD pour la SIDI.

S’unir avec des personnes ou des groupes qui vivent loin de vous, dans des pays souvent politiquement et économiquement instables, est déjà une action audacieuse que le capitalisme ne tente que s’il est sûr d’en retirer des profits à la hauteur du risque couru. Mais lorsqu’en plus, les promoteurs ne disposent ni d’expérience, ni de relations, ni de ressources suffisantes, cela relève (peut-être) de l’inconscience. C’est cependant sur cette voie que la SIDI s’est engagée… Aventure sans lendemain ou utopie généreuse ? »

Depuis 30 ans, la SIDI développe son soutien aux organisations de producteurs, aux structures financières de proximité ; elle promeut les mutuelles de solidarité villageoises, leur diversification et leur mise en réseau, leur durabilité et leur valeur ajoutée sociale.