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Calendrier  >> Redécouvrir le sens du développement avec le CCFD-Terre solidaire

Sur l’affiche du Carême 2008, le Comité catholique contre la faim et pour le développement a choisi le visage d’une fillette de Mauritanie. Chargée d’une bassine, elle nous sourit et nous interroge. « Partager, c’est notre avenir » commente le slogan.
L’affiche pour le grand public se veut plus dérangeante : à la photo d’une femme et de son enfant, assis dans un bidonville de Dahka au Bangladesh, s’ajoute le message « Toujours moins pour eux : jusqu’à quand ? ».

Avec le Carême 2008, le CCFD lance un nouveau cycle de travail pour les années à venir. Pour 2008, et après avoir travaillé durant quatre années sur le thème de la souveraineté alimentaire, le CCFD inaugure un nouveau thème d’animation intitulé « le sens du développement ».

2008-2012 : quatre années pour réfléchir sur « Le sens du développement »
Ce thème d’animation se déclinera sur 4 principaux axes qui seront développés au cours des 4 prochaines années.

  • Année 1 : « Les modes de développement en question »
  • Année 2 : « La responsabilité sociale et environnementale des acteurs économiques »
  • Année 3 : « Le partage des richesses »
  • Année 4 : « La responsabilité politique et la gouvernance »
A travers l’axe choisi pour l’année 2008, le CCFD entend questionner les modes de développement dans leurs conséquences sur le bien-être de l’humanité entière. Accroissement des inégalités, négociations internationales bloquées, questions sociales mal appréhendées, environnement menacé, les questions foisonnent sur l’avenir de notre planète et la place que chacun doit y occuper. Quels modèles de société voulons-nous pour un mieux vivre ensemble dans le respect d’une égale dignité de chacun.

C’est un enjeu capital pour l’avenir. Le terme même de développement, trop souvent assimilé à la notion de croissance économique, est aujourd’hui questionné. En effet, malgré l’augmentation des richesses à l’échelle planétaire, les inégalités persistent entre les pays et à l’intérieur des pays : selon les chiffres du PNUD, les 20% les plus riches de la planète se partagent 85% du PNB mondial, du commerce et des capitaux, tandis que les 20% les plus pauvres ne s’octroient que 1,5% du PNB et moins de 1% du commerce et des capitaux. Une situation qui ne s’améliore guère : dans les années soixante, alors que les revenus du cinquième de l’humanité le plus favorisé étaient 30 fois supérieurs à celui du cinquième plus pauvre, la proportion est aujourd’hui de 60 pour 1.

La promotion de l’hyperconsommation a des conséquences sociales et environnementales désormais évidentes. Dans son message du 1er janvier 1990, Jean-Paul II affirmait déjà que « la société actuelle ne trouvera pas de solution au problème écologique si elle ne révise pas son style de vie »… Cette thématique de l’hyperconsommation est d’ailleurs celle que le CCFD a retenue pour les mouvements jeunes de la collégialité, avec des exemples de projets au Nicaragua.